Une pensée ResKP pour en parler !

Les semaines passées...

Télécharger la dernière chronique

Toutes les pensées à imprimer...

Recevoir la Chronique par mail

Pensée à la UNE !

lejour

Le jour où tout a basculé…

(Meg 06/02/2019)

On se souvient de plusieurs de nos “premières fois”. Première fois que j’ai fait du vélo sans roulette. Premiers pas dans la cour de l’école primaire, pour ma rentrée en CP. Premier regard échangé avec celui qui est devenu mon époux. Première fois que j’ai mangé des makis. Première fois que j’ai pris l’avion toute seule.

Première fois que je me suis faite vomir… Ah, c’est moins joyeux. L’innocence de l’enfance, au placard ! À l’aube de la majorité, et des merveilleuses perspectives qu’était censé m’offrir cette vie d’adulte, j’ai emprunté une pente glissante. Première fois que mon amie F. m’a entendu vomir derrière la porte. Mince, je pensais être tranquille : tous mes potes étaient autour du feu de camp. Mon amie était là. Et elle pouvait comprendre ce que je vivais, car elle était aussi passée par là. On a pu en parler.

On en vit des “premières fois”, des jours où tout bascule ! On vit des dernières fois, aussi. Dernière fois que j’ai vu mon arrière grand-mère. Dernière épreuve du bac. Dernière fois que je me suis faite vomir. Oui je m’en souviens ! C’était une rechute qui m’a aidé à mieux comprendre mes mécanismes, et du coup, à m’engager d’un pas encore plus décidé vers la guérison définitive.

Les “premières fois” sont importantes dans notre société. Première nuit d’amour, première cigarette, baptême en hélicoptère… Des sensations, des expériences, on en veut toujours plus. Mais pense aussi aux dernières fois qui font du bien.

 

et à méditer...

janv_cache_coeur

Mais pourquoi et à qui en parler ?

Hélène t'en parle...

ln3

« J’ai travaillé comme infirmière scolaire pendant 10 ans. Au cours de mes années de travail au milieu de collégiens, lycéens et étudiants, j’ai vu passer à l’infirmerie des centaines de jeunes en grande souffrance. Certains venaient me partager leurs difficultés avec leurs parents, d’autres me racontaient qu’ils n’arrivaient pas à gérer leur consommation de produits (le cannabis surtout). J’en ai aussi beaucoup vu pour des crises d’angoisse, pour mal-être, harcèlement, anorexie, etc.  Un jour, j’ai même eu la triste nouvelle d’apprendre par la gendarmerie qu’un de nos élèves s’était ôté la vie. Pourtant il avait eu un suivi psychologique et même psychiatrique depuis des années… J’ai aussi rencontré des parents dépassés par la situation et en quête de conseils et de soutien. Mais l’une de mes observations pendant ces années de travail a été de constater que le partage d’expériences entre jeunes était parfois plus efficace que de longs messages de prévention fait par des adultes.  D’ailleurs, je me souviens d’une fois où j’avais invité une jeune de 19 ans en sevrage toxicomane afin qu’elle raconte son parcours auprès de jeunes de son âge. Ce jour-là, aucun d’eux n’est reparti de la même manière qu’il est arrivé. Et puis, j’ai aussi observé que les ados écoutent parfois plus les conseils de leurs amis que ceux de leurs parents. Je pense donc que le partage d’expérience entre pair est nécessaire. »

Au travers de cette page, nous avons souhaité te mettre en contact des jeunes qui sont sortis de leur galère, mais aussi avec des professionnels formés en relation d’aide.

L’équipe est composée de jeunes ordinaires de 18 à 40 ans, d’une infirmière, de pasteurs, de personnes formées en relation d’aide. Nous sommes à ta disposition pour t’aider, ne reste pas seul(e), « En parler c’est parfois la clé » ! En plus c’est gratuit et confidentiel ! Quel que soit ton problème (addictions, angoisses, rejet, abus, problèmes de famille, harcèlement, solitude, anorexie, etc….) tu trouveras ici un lieu d’écoute avec des personnes bienveillantes qui ne te jugeront pas !

En parler, partager c’est aussi s’apercevoir que tu n’es pas seul(e), que d’autres s’en sont sortis et que c’est possible pour toi aussi !

Je contacte un ResKP.