Une pensée ResKP pour en parler !

Pensée à la UNE !

C’est bien de le dire !

(Meg 06/2020)

En tant que maman, j’apprends à mon jeune garçon à exprimer les choses, à dire quand il a une petite envie (avant qu’il soit trop tard 😜), à dire où il a mal, à m’expliquer sa frustration, à demander s’il veut quelque chose. Et il y a une expression qu’il a bien enregistrée, c’est que “c’est bien de le dire !”

Même si par exemple, il fait dans son slip, mais qu’ensuite il le dit, il fait en sorte qu’on ne soit pas trop fâchés en se félicitant de l’avoir dit. “C’est bien de l’avoir dit !” s’exclame-t-il avec son sourire malicieux. “C’est bien, mais c’était quand même trop tard…”, réponds-je en allant faire tremper un slip taille 3 ans dans le lavabo, dans la joie et la bonne humeur.

Tout ça pour dire que dès le plus jeune âge, on doit apprendre à dire les choses. En particulier quand il y a un problème. Et je veux qu’il retienne ça pour sa vie entière mon petit garçon ! Je ne m’attends pas à ce qu’il vienne m’avouer la moindre de ses bêtises… mais s’il sait qu’il peut trouver en ses parents une oreille bienveillante, nous aurons réussi notre coup.

As-tu pris l’habitude d’exprimer tes émotions depuis ton enfance ? Si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard pour l’apprendre. Cela fait toujours du bien de parler, à condition que ce soit à une personne de confiance. Cela peut être quelqu’un de ta famille (ou justement pas !), un ami de longue date, ou tout simplement un professionnel de santé qui saura prendre le recul nécessaire sur ta situation.

 

 

 

 

 

et à méditer...

Découvrez d'autres pensées ResKP

Mais pourquoi et à qui en parler ?

Hélène t'en parle...

« J’ai travaillé comme infirmière scolaire pendant 10 ans. Au cours de mes années de travail au milieu de collégiens, lycéens et étudiants, j’ai vu passer à l’infirmerie des centaines de jeunes en grande souffrance. Certains venaient me partager leurs difficultés avec leurs parents, d’autres me racontaient qu’ils n’arrivaient pas à gérer leur consommation de produits (le cannabis surtout). J’en ai aussi beaucoup vu pour des crises d’angoisse, pour mal-être, harcèlement, anorexie, etc.  Un jour, j’ai même eu la triste nouvelle d’apprendre par la gendarmerie qu’un de nos élèves s’était ôté la vie. Pourtant il avait eu un suivi psychologique et même psychiatrique depuis des années… J’ai aussi rencontré des parents dépassés par la situation et en quête de conseils et de soutien. Mais l’une de mes observations pendant ces années de travail a été de constater que le partage d’expériences entre jeunes était parfois plus efficace que de longs messages de prévention fait par des adultes.  D’ailleurs, je me souviens d’une fois où j’avais invité une jeune de 19 ans en sevrage toxicomane afin qu’elle raconte son parcours auprès de jeunes de son âge. Ce jour-là, aucun d’eux n’est reparti de la même manière qu’il est arrivé. Et puis, j’ai aussi observé que les ados écoutent parfois plus les conseils de leurs amis que ceux de leurs parents. Je pense donc que le partage d’expérience entre pair est nécessaire. »

Au travers de cette page, nous avons souhaité te mettre en contact des jeunes qui sont sortis de leur galère, mais aussi avec des professionnels formés en relation d’aide.

L’équipe est composée de jeunes ordinaires de 18 à 40 ans, d’une infirmière, de pasteurs, de personnes formées en relation d’aide. Nous sommes à ta disposition pour t’aider, ne reste pas seul(e), « En parler c’est parfois la clé » ! En plus c’est gratuit et confidentiel ! Quel que soit ton problème (addictions, angoisses, rejet, abus, problèmes de famille, harcèlement, solitude, anorexie, etc….) tu trouveras ici un lieu d’écoute avec des personnes bienveillantes qui ne te jugeront pas !

En parler, partager c’est aussi s’apercevoir que tu n’es pas seul(e), que d’autres s’en sont sortis et que c’est possible pour toi aussi !

Je contacte un ResKP.