Une pensée ResKP pour en parler !

Pensée à la UNE !

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Allumez le feu…

(Hélène 11/2019)

Je suis plutôt du genre, frileuse et le soir, j’aime à me cacher sous une couverture, blottie contre mon mari sur le canapé. Mais le « must » c’est en hiver, quand mon chéri fait une petite flambée dans notre cheminée. La chaleur du feu est vraiment agréable, elle nous environne et personnellement ça me détend. Pourtant, pour mon mari, le feu est plutôt source de stress. En même temps je le comprends, il y a peu de temps on a bien failli passer à côté d’un drame. Alors que tout semblait fonctionner normalement dans l’insert, une fumée noire a commencé à se dégager anormalement de la cheminée. Après inspection on a réalisé que la poutre extérieure commençait à se consumer. Il fallait à tout prix arrêter le feu ! Branlebas de combat, nous voilà tous les deux paniqués en train de sortir les bûches enflammées une à une. Heureusement tout s’est bien terminé…

Voilà de quoi réfléchir sur les feux que nous pouvons allumer (au sens figuré). Il y a deux types de feu : celui qui fait mal et celui qui réchauffe. On connait tous ces expressions « mettre de l’huile sur le feu » ou « attiser le feu » qui font référence à des disputes que l’on provoque ou que l’on entretient. Ces feux qui nous font mal, qui brûlent notre âme, qui nous consument de l’intérieur. Dans la Bible d’ailleurs, Jacques a écrit « la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! »

Mais il y a aussi ce feu qui réchauffe, qui éclaire, qui purifie, qui nourrit, qui communique la vie. As-tu déjà remarqué que les jeunes d’aujourd’hui mettent un émoticône « feu » pour dire qu’ils sont hyper motivés ou enthousiastes. Ils ont « le feu », d’autres diraient, « ils pètent le feu ». Voilà un feu qu’on aime à voir allumer. Ma question pour toi aujourd’hui est la suivante : quel genre de feu veux-tu allumer ?

Pour ma part, j’ai fait mon choix, j’ai choisi le feu qui vient de Dieu, celui qui donne la vie …

 

 

et à méditer...

Mais pourquoi et à qui en parler ?

Hélène t'en parle...

« J’ai travaillé comme infirmière scolaire pendant 10 ans. Au cours de mes années de travail au milieu de collégiens, lycéens et étudiants, j’ai vu passer à l’infirmerie des centaines de jeunes en grande souffrance. Certains venaient me partager leurs difficultés avec leurs parents, d’autres me racontaient qu’ils n’arrivaient pas à gérer leur consommation de produits (le cannabis surtout). J’en ai aussi beaucoup vu pour des crises d’angoisse, pour mal-être, harcèlement, anorexie, etc.  Un jour, j’ai même eu la triste nouvelle d’apprendre par la gendarmerie qu’un de nos élèves s’était ôté la vie. Pourtant il avait eu un suivi psychologique et même psychiatrique depuis des années… J’ai aussi rencontré des parents dépassés par la situation et en quête de conseils et de soutien. Mais l’une de mes observations pendant ces années de travail a été de constater que le partage d’expériences entre jeunes était parfois plus efficace que de longs messages de prévention fait par des adultes.  D’ailleurs, je me souviens d’une fois où j’avais invité une jeune de 19 ans en sevrage toxicomane afin qu’elle raconte son parcours auprès de jeunes de son âge. Ce jour-là, aucun d’eux n’est reparti de la même manière qu’il est arrivé. Et puis, j’ai aussi observé que les ados écoutent parfois plus les conseils de leurs amis que ceux de leurs parents. Je pense donc que le partage d’expérience entre pair est nécessaire. »

Au travers de cette page, nous avons souhaité te mettre en contact des jeunes qui sont sortis de leur galère, mais aussi avec des professionnels formés en relation d’aide.

L’équipe est composée de jeunes ordinaires de 18 à 40 ans, d’une infirmière, de pasteurs, de personnes formées en relation d’aide. Nous sommes à ta disposition pour t’aider, ne reste pas seul(e), « En parler c’est parfois la clé » ! En plus c’est gratuit et confidentiel ! Quel que soit ton problème (addictions, angoisses, rejet, abus, problèmes de famille, harcèlement, solitude, anorexie, etc….) tu trouveras ici un lieu d’écoute avec des personnes bienveillantes qui ne te jugeront pas !

En parler, partager c’est aussi s’apercevoir que tu n’es pas seul(e), que d’autres s’en sont sortis et que c’est possible pour toi aussi !

Je contacte un ResKP.