Une pensée ResKP pour en parler !

Pensée à la UNE !

EXCUSES

Fini les excuses

(Géraldine 10/2019)

Quel ne fut pas mon choc lorsque j’ai entendu cette définition-là de l’excuse : « une excuse est une raison fourrée de mensonges (Joyce Meyer) » !

Moi qui avais si bien pris l’habitude de me trouver des excuses pour tout ce que je n’arrivais pas à faire, ou que je n’avais au fond pas vraiment envie de faire… J’étais donc, dans une certaine mesure, une… menteuse ! Et c’est d’abord à moi que je mentais.

Le choc passé, j’ai été tenté de minimiser cette affaire en me racontant que c’était une manière d’être empathique avec moi-même, de me ménager pour… éviter le burn-out, tiens ! Puis, il a bien fallu me rendre à l’évidence : me donner des excuses, c’était m’empêcher de croître, d’être et de faire ce qui me tenait vraiment à cœur. En faisant cela, j’entretenais ma paresse (c’était d’abord vexant de me l’avouer) et je restais au point mort. Et être au point mort, ce n’est pas la vie, même la langue française le dit… Donc, après avoir digéré cette évidence, j’ai décidé d’en finir avec les excuses en m’interdisant formellement d’en prononcer une seule.

En faisant cela, tu t’apercevras peut-être à quel point toi aussi tu te sers de ces sournoises excuses. Et si c’est le cas, tant mieux ! Ça veut dire que le jour où tu cesseras, un changement sera possible dans ta vie : tu deviendras plus responsable de ce qui t’arrive, donc plus actif. Tu ne seras plus impuissant ! Nous maintenant dans la victimisation, les excuses nous empêchent d’agir sur notre propre vie, puisque c’est toujours la faute de quelqu’un ou quelque chose. Par exemple, plutôt que de croire que tu n’as pas le temps d’apprendre l’anglais qui t’aiderait à obtenir un meilleur emploi (ici, le coupable est le temps), reconnais que tu es responsable de la gestion de ton temps et libre à toi de t’aménager un créneau pour étudier.

Renonce aux excuses : prends ta vie en main

 

et à méditer...

Mais pourquoi et à qui en parler ?

Hélène t'en parle...

« J’ai travaillé comme infirmière scolaire pendant 10 ans. Au cours de mes années de travail au milieu de collégiens, lycéens et étudiants, j’ai vu passer à l’infirmerie des centaines de jeunes en grande souffrance. Certains venaient me partager leurs difficultés avec leurs parents, d’autres me racontaient qu’ils n’arrivaient pas à gérer leur consommation de produits (le cannabis surtout). J’en ai aussi beaucoup vu pour des crises d’angoisse, pour mal-être, harcèlement, anorexie, etc.  Un jour, j’ai même eu la triste nouvelle d’apprendre par la gendarmerie qu’un de nos élèves s’était ôté la vie. Pourtant il avait eu un suivi psychologique et même psychiatrique depuis des années… J’ai aussi rencontré des parents dépassés par la situation et en quête de conseils et de soutien. Mais l’une de mes observations pendant ces années de travail a été de constater que le partage d’expériences entre jeunes était parfois plus efficace que de longs messages de prévention fait par des adultes.  D’ailleurs, je me souviens d’une fois où j’avais invité une jeune de 19 ans en sevrage toxicomane afin qu’elle raconte son parcours auprès de jeunes de son âge. Ce jour-là, aucun d’eux n’est reparti de la même manière qu’il est arrivé. Et puis, j’ai aussi observé que les ados écoutent parfois plus les conseils de leurs amis que ceux de leurs parents. Je pense donc que le partage d’expérience entre pair est nécessaire. »

Au travers de cette page, nous avons souhaité te mettre en contact des jeunes qui sont sortis de leur galère, mais aussi avec des professionnels formés en relation d’aide.

L’équipe est composée de jeunes ordinaires de 18 à 40 ans, d’une infirmière, de pasteurs, de personnes formées en relation d’aide. Nous sommes à ta disposition pour t’aider, ne reste pas seul(e), « En parler c’est parfois la clé » ! En plus c’est gratuit et confidentiel ! Quel que soit ton problème (addictions, angoisses, rejet, abus, problèmes de famille, harcèlement, solitude, anorexie, etc….) tu trouveras ici un lieu d’écoute avec des personnes bienveillantes qui ne te jugeront pas !

En parler, partager c’est aussi s’apercevoir que tu n’es pas seul(e), que d’autres s’en sont sortis et que c’est possible pour toi aussi !

Je contacte un ResKP.